Maison de qualité

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On ne fait du bon qu'avec du très bon ( Prosper Montagné )

samedi 18 août 2012

A découvrir par Alain Kritchmar, La Villa9trois à Montreuil sous Bois

Je vous avais déjà parlé des excellents livres de recettes "Ripailles" et " 365 Bonnes raisons de passer à table..." de Stéphane Reynaud, je vais vous parler aujourd'hui de Stéphane Reynaud,  Chef de la Villa9trois à Monteuil sous Bois (93).
Originaire de Saint Agrève en Ardèche, il est resté fidèle au terroir de ses origines. Issu d'une famille de boucher, il est l'auteur de nombreux ouvrages culinaires dont " Cochon et Fils " qui a reçu en 2005 le Grand Prix de la Gastronomie Française. Avec plusieurs best-sellers  à son actif (plus de 500.000 ouvrages vendus à ce jour) Stéphane Reynaud est aussi une vedette de la télévision en Grande Bretagne, notamment avec l'émission de Jamie Oliver et celle de Martha Stewart aux USA, il a été invité également au journal de France2.
Associé à Nicolas Bessière, il s'est installé depuis 2008 dans cette discrète banlieue du 93 pour créer sa Villa9trois et  nous faire découvrir ses nombreuses recettes dont il a le secret.
Avec Roland Lhotellier, Chef aujourd'hui à la retraite et grand collectionneur d'ouvrages culinaires anciens, nous sommes allés tester l'établissement.
34° à l'ombre, notre table nous attendait dans le jardin ombragé du restaurant. On retrouve à la carte les recettes de Stéphane, la Terrine de ris de veau, condiment à l'huile de truffes blanches, la Tempura de grosses gambas aigre douce, le Bel onglet " pour gros mangeur" escargots à la crème ou la Joue de cochon en cuisson lente. De bons desserts également pour terminer allègrement le repas comme la Brioche perdue aux abricots et romarin ou le Mikado de chocolat à tremper. Excellent menu le midi en trois services à 46€. En résumé le restaurant tient bien ses promesses, le service est jeune et enjoué, le cadre est sympathique avec un jardin bien agréable par ces températures, une bonne adresse pour l'été, à suivre...

Stéphane Reynaud : Je me souviens des dimanches de mon enfance, un seul par semaine ce n'était pas suffisant. lorsqu'une fois installé autour de la table familiale il te semblait pousser des racines afin de rendre éternel l'instant. Tout semblait s'arrêter, la bienveillance régnait. Il fallait être charpenté pour résister aux déferlements d'entrées, pour affronter les viandes garnies à foison, pour justifier d'un reste d'appétit face au plateau de fromages quasi national et pour asseoir enfin sa faim avec crèmes et gâteaux. Les repas duraient...il y avait à manger ! << tu reprendras bien du gratin mon p'tit, t'es en pleine croissance, à ton âge il faut manger>>, me disait ma grand-mère, enroulée dans son seyant tablier fleuri après m'avoir déjà servi deux fois.
Manger avait quelque chose de noble, un véritable privilège de costaud. Pour être bien bâti, il faut avoir bon appétit, et l'appétit, croyez-moi, tout le monde l'avait. L'odeur du café fort et des retours d'escargots sonnaient la fin des agapes, nous restions là, béats de bonheur, avachis sur la table marquée comme un champ de bataille victorieux, la panse remplie de souvenirs gourmands. Je soupçonne avec du recul l'effet secondaire des eaux-de-vie prises en fin de repas, résultat des nombreux fruits distillés par une connaissance familière, qui favorisait un état souriant général et une léthargie commune.
les chansons rythmaient la journée, classiques en début de repas pour finir classées X lorsque la vieille prune avait pris le dessus. Bref, le repas dominical avait un air de fête perpétuelle. les trognes rougies en sont les témoins privilégiés. La promenade de fin d'après-midi, doux prétexte à la digestion, n'avait lieu d'exister que pour permettre au champagne de 18 heures de refroidir tranquillement. Voici venue l'heure des mouillettes où les boudoirs gorgés comme des éponges se noient dans des coupes remplies à ras bord. Qu'à cela ne tienne, un dimanche bien commencé doit bien s'achever, on sort les boules, on refait le monde, les souvenirs de chasse ou de pêche se transforment en épopée, les parties de baby en finale de Coupe du Monde....On ripaille et c'est bon. Il est tard, les restes ont disparu, les fonds de bouteilles sont asséchés, les bâillements se font plus présents, l'heure de la bise a sonné...
Extrait de Ripailles, Editions Marabout


Menu du déjeuner

Amuse bouche

Saumon snacké, pomme, maïs, oseille

Souris d'agneau confite, gremolata, écrasé de pomme de terre à la menthe

Gros baba au rhum de votre choix


Villa9trois
71 rue Hoche, 93100 Montreuil-sous-Bois
Tél: 01 48 58 17 37 
www.villa9trois.com



1 commentaire:

  1. Pas facile de trouver terrasses ou jardins de restaurants ouvert au mois d'août pourquoi pas Montreuil ?
    Danielle

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