Maison de qualité

dimanche 19 mai 2013

Prosper à découvrir par Alain Kritchmar, Le Soufflé

Petite déception hier soir dans un restaurant que je nommerais pas étant donné que j'aime bien l'adresse, au dessert, le soufflé était raté. Il est reparti une première fois en cuisine, 15mn après second soufflé, toujours le même problème, mauvaise cuisson, appareil beaucoup trop liquide. Décidément le chef n'avait pas la main hier, y'a des jours comme ça...
Alors ce matin je m'y suis collé, j'ai pris mon livre de chevet : La Cuisine du Marché de Paul Bocuse et j'ai fait mon soufflé au Grand-Marnier. Je vais être honnête, j'en suis pas à mon coup d'essai, il y a quelques années, j'en faisais pratiquement toute les semaines.Mais là, j'avais de nouveau besoin de mon bouquin, j'avais des trous de mémoire ( le Cornas d'hier soir était de première et je voulais le faire exactement à la façon de Monsieur Paul ).
La recette : ( pour 6 personnes ) 2 dl de lait, 50 gr de sucre en poudre, 30 gr de fécule ou de Maïzena ou de farine si vous n'avez rien d'autre...) 20 gr de beurre fin, 4 jaunes et 5 blancs d'oeufs, le Grand-Marnier ou le parfum de votre choix ( rhum, curaçao, Marie-Brizard, Cointreau, kirsch ou le fond de  la dernière boutanche avec laquelle vous vous êtes torchés ) , une gousse de vanille.
Mettre le lait à bouillir avec le sucre et une gousse de vanille. Après infusion de cette dernière pendant 5 minutes, l'enlever et mélanger le lait encore chaud à la fécule diluée dans un peu de lait froid, réservé à cette intention sur les deux décilitres prévus. 
Remuer au fouet, chauffer doucement jusqu'à un commencement d'ébullition. retirer du feu aussitôt ; cette bouillie doit être très lisse, lui incorporer, hors du feu, les jaunes et le beurre frais, le parfum en fonction de l'intitulé ( ne pas finir le fond de la bouteille, vous pourrez pas continuer la recette ), puis les blancs fouettés en neige très ferme ( quand vous aurez mal aux bras, demandez de l'aide à votre partenaire ).
Beurrer grassement une timbale ( environ 18/20cm de hauteur ) et saupoudrer l'intérieur de sucre glace ou en poudre. Garnir l'appareil au trois quarts, lisser la surface avec un couteau, et mettre en cuisson.
ATTENTION c'est là que tout va se jouer ! Poser le moule, une minute, sur la plaque du fourneau pour en chauffer le fond et préparer la montée du soufflé, puis le placer à four de chaleur moyenne.
Il faut surveiller la marche de la cuisson attentivement ; faire pivoter le moule d'un quart de tour assez souvent ( sans vous cramer les doigts ), cette opération doit être accomplie avec dextérité afin d'éviter de laisser le four ouvert. Au bout de 18 à 20mn, si vous avez du bol, le soufflé doit dépasser le moule d'environ 8/10 cm et prend une belle couleur dorée foncée, vous devez alors procéder au glaçage.
D'un geste rapide, saupoudrer la surface d'un nuage de sucre glace et repousser le moule vers la partie la plus chaude du four; en 2 secondes le sucre est fondu; recommencez le saupoudrage successivement 6 fois au moins. On doit obtenir alors un enduit vitrifié ( du style Bondex ) transparent et de jolie couleur dont les bavures coulent en grosses perles d'or ( c'est mon côté poète..) qui rappelle les pleurs d'émail qui ornent les grès d'art ( c'est beau non ? )
Cette opération terminée, le servir immédiatement, sachez qu'un soufflé n'attend pas, ça se consomme chaud et vous risqueriez qu'il retombe si vous n'avez pas exécuté parfaitement la cuisson. 
Un soufflé doit être au surplus, cuit. Pour cela il doit être pénétré par la chaleur qui fait perdre aux blancs d'oeufs leur aspect albumineux et cru que l'on rencontre trop souvent, comme hier soir au restaurant. 
En tout état de cause, si vous n'y arrivez pas, venez à la maison ( les dames seulement bien entendu...) je ne demande pas mieux que de vous apprendre !




Pas mal non ?





jeudi 16 mai 2013

Le Club Prosper Montagné, Le Bottin Gourmand et le Magazine Régal, présentent

La crise ? quelle crise ? je sort pas mal, et où que je me trouve, les restos sont bourrés. Les bons j'entends ! Hier soir au Paul Bert à 20 heures déjà du monde, à 21 heures : plein à craquer et des clients attendent jusque dans la rue. OK, y'a aussi des touristes, mais sincèrement ça parlait beaucoup français. C'est vrai qu'il a tout compris Bertrand Auboyneau avec son menu carte à 36€ ( entrée, plat, dessert ), ses belles portions et la belle qualité de ses produits. Ses viandes toujours de premières classe ( à commander bleue, saignante ou  << mal cuite >>, Auboyneau dixit ), ses frites maison dorées et croustillantes, ses plats canailles et toujours son fameux Paris-Brest ( le meilleur de Paris ) et son "rhum au baba" comme j'aime.
Pour certain que je nommerais pas, allez donc faire un tour pour voir comment se fait un service rapide, enjoué et souriant, c'est "pro" ! Très belle carte de vin avec de magnifiques crus, mais là attention ne vous égarez pas, ça peut monter dans les tours, restez plutôt sur des terroirs accessibles, à partir d'une trentaine d'euros, de très bons Côte du Rhône qui ne plomberont pas votre budget, notamment un excellent Saint-Joseph de chez Gaillard, sur note de réglisse et de mûre tout à fait remarquable. Bon vous me direz je reste toujours sur mes classiques, mais que voulez-vous, j'arrive pas à trouver mieux que la dizaine de bistrots que je fréquente régulièrement ( attention c'est pas un classement bidon à l'anglaise ) : La Régalade  ( 1/2 et 3), Le Paul Bert ( 1et 2 ) Le Casse Noix, Ma Bourgogne, Le Bistrot des Gastronomes, L'Evasion,  La Cave de Schmidt, Le Bistrot des Soupirs, L'Assiette  ...D'autres vous indiqueront quelques belles adresses très en vogue, très branchées, là où il faut voir et être vu, genre classement British comme le dernier qui me fait doucement rigoler, moi je vais dans un bistrot pour manger ( pas des échantillons ) pour passer un bon moment ( pas pour qu'on me fasse la gueule ) et ressortir content et heureux.

 Petite friture de harengs béarnaise

Blanquette de veau à l'ancienne

La même dans mon assiette

Soufflé Grand-Marnier

Le <<Grand macaron>> au chocolat






Bistrot Paul Bert
18 rue Paul Bert, 75011  Paris
Tél : 01 43 72 24 01
(ouvert du mardi au le samedi soir)
réservation  indispensable 










mercredi 15 mai 2013

Le Club Prosper Montagné, Le Bottin Gourmand et le Magazine Régal, présentent


Philippe Bohrer, à la tête depuis 2009 de l'institution Strasbourgeoise qui a fait la renommée du grand Émile Jung de 1971 à 2009, il profite aujourd'hui d'une retraite bien méritée, redonne ses couleurs petit à petit à l'établissement.
Philippe Bohrer qui a fait ses classes chez Paul Bocuse, Bernard Loiseau et Jacques Lameloise, peut se vanter également d'avoir été le Chef privé de deux Présidents de la République, Valérie Giscard D'Estaing et François Mitterrand.
Originaire de Colmar, il ouvre en 1984 à Rouffach près de sa ville natale son premier restaurant : <<A la Ville de Lyon>>, en hommage à Monsieur Paul. Viendra ensuite son second établissement qui portera son nom et sera récompensé par le guide Michelin d'une étoile en 1992.
Sa cuisine allie tradition et modernité, terroir et exotisme. Le homard s'encanaille avec des olives, le filet de mulet en croûte de citron se <<transalpinise>> avec son confit de risotto de céleri, sauce curcuma, le filet de chevreuil s'orientalise avec des feuilles de dattes et  le suprême de canard au sang se sublime avec sa mousseline de racines et sa pastilla de béatilles.
Le Chef du Crocodile imprime aujourd'hui sa marque avec succès et l'adresse reste une valeur sûre de la capitale alsacienne, le Michelin le récompensera d'une étoile en 2011.
Pour la petite histoire, une légende affirme que le crocodile, emblème du restaurant, a été ramené à Strasbourg par le capitaine Ackermann, aide de camp du Général Kléber, au terme de la campagne d'Egypte en 1801. Aussitôt intégré à <<l' estaminet>> qui venait d'ouvrir, le crocodile lui donna son nom.
Crédit photos C. Simonet , Le crocodile







Tartare de daurade et queues d'écrevisses, extrait au wasabi alsacien


 Pièce de pintade en croûte de roseval, pommes du ried, carottes confites

Forêt noire, revisitée à notre façon



Philippe Bohrer

Au Crocodile*
10 rue de l'Outre, 67060 Strasbourg
Tél: + 33 (0) 3 88 32 13 02
Fax:+ 33 (0) 3 88 75 72 01








lundi 13 mai 2013

Le Club Prosper Montagné, Le Bottin Gourmand et le Magazine Régal, présentent

Quelle est la spécialité de Provins ? Eh bien si vous ne le savez pas, sachez que c'est la rose. Cette rose on la retrouve dans la cuisine de Lionel Seret, le jeune chef du restaurant <<L'Esquisse>> à l'Hostellerie du Vieux Remparts dans cette cité médiévale célèbre également pour ses reconstitutions historiques du moyen âge, chaque année au mois de juin.
Lionel Seret tient de sa grand-mère espagnole l'amour des plats où se mêlent parfum et soleil. Les noix de Saints-Jacques justes poêlées avec ses artichauts poivrade pochés dans un bouillon de chorizo, le dos rôti de bar au beurre de verveine, le filet mignon à la Sobrassade ou encore le petit pois en gaspacho à la menthe fraîche, calamars à la persillade. Cette cuisine goûteuse pleine d'inspiration ibérique peut également faire des détours exotiques du côté des desserts notamment avec la framboise en millefeuille croustillant, crème chiboust meringuée à la vanille, sorbet au poivre de Sichuan ou la fraise en sablé Breton, poussière de combava et fromage blanc. Sans oublier le soufflé à la rose de Provins, grande spécialité du chef.
Les tarifs restent attractifs pour une cuisine de cette qualité, vous pourrez choisir entre le menu <<Plaisir>> 2 plats à 29,50€, 3 plats à 34,50€ au restaurant du <<Vieux Remparts>>, ou le menu <<Gourmand>> à la carte, 3 plats à 47,00€ au restaurant gastronomique <<L'Esquisse>>.
En sortant, mettez votre armure, enfourchez votre destrier, prenez votre lance et allez jouter contre le chevalier félon, mais attention lui aussi a un sacré coup de fourchette !
Crédit photos C. et P. Simonet

 L'Espadon mariné à la vinaigrette de soja, brisures de cacahuètes torréfiées, jeunes pousses et légumes croquants

Le bar et le haddock en tartare parfumé au citron vert, mikados de pommes acidulées, sorbet gingembre

Le Quasi de veau <<rosé>> cuit tranquillement, purée de pomme de terre au persil, asperges vertes, macarons, jus de viande aux capres

Le Chocolat <<Gianduja>>, en coulant et en beignet, crème glacée au sirop d'érable et noix de pécan

La framboise en millefeuille croustillant, crème chiboust meringuée à la vanille, sorbet au poivre de sichuan


 Lionel Seret







Hostellerie du Vieux Remparts
3 rue Couverte, 77160 provins
Tél: + 33 (0) 1 64 08 94 00
Fax: + 33 (0) 1 60 67 77 72
infos@vieuxremparts.com











vendredi 10 mai 2013

Le Club Prosper Montagné, Le Bottin Gourmand et le Magazine Régal, présentent :

Vous savez c'que j'aime ? c'est le samedi matin faire le <<marché>> dans mon patelin. Si on vient trop tôt, la foule n'est pas encore là et pour moi l'idéal c'est vers 11h/11h30,  faut qu'y ai du monde, faut qu'ça bouge. On démarre par un  détour au <<Beaujolais>> le bistrot du coin, avec un  "p'tit noir" en compagnie des copains. Yves Montant chantait : <<j'aime flâner sur les grands boul'vards>>, moi c'est dans les allées du marché que j'aime me balader. Mélange d'odeurs de fruits, de viande, de poissons, ça sent bon le poulet à la broche avec ses patates juste en dessous qui croustillent dans le jus.
Invectives des marchands qui gueulent à qui mieux mieux. <<Elle est pas belle ma laitue, elle est pas belle ?, Allez ma p'tite dame, je vous en met pour combien ? et 3 qui font 20 !>>. Tout d'même, c'est pas plus sympa que les 10.000m² de votre hyper, non ? On discute, on parle des mômes, du temps, des impôts, des rhumatismes...et le p'tit dernier comment y va ? C'est chouette, on a partagé un moment avec quelqu'un et même si votre <<primeur>> a eu la main un peu lourde sur la balance, on s'en fout, on a passé un bon moment. On a retrouvé les potes vers 13h, on a bu un "p'tit blanc cass", mangé quelques cacahuètes salées et quelques chips, commence à s'faire tard les gars, trouvez pas ? alors on rentre tranquillement avec ses courses et sa baguette sous le bras à la maison et après le déjeuner on fera une petite sieste juste avant le tournois des 6 Nations, et là, elle est pas belle la vie mes chéris ?

Crédit photos, Jean-François Van Campo, Alain Kritchmar

















<<Nos artisans ont du talent>>

Marché d'Adamville et des Marronniers à Saint Maur des Fossés ( Val de Marne )

















jeudi 9 mai 2013

Le Club Propser Montagné présente:

113 ans, c'est tout de même pas mal pour un guide non ? Ça reste tout de même la référence. Bien entendu, il est critiqué, controversé ou adulé mais quoi qu'on fasse ou que l'on dise, il reste l'indicateur reconnu par l'ensemble de ceux qui le consulte pour trouver une bonne adresse. Certains guides ont eu leurs heures de gloire, beaucoup sont en déclin aujourd'hui ( pas de noms ça ferait des jaloux ) et même si le Michelin connaît depuis quelques années une baisse de ses ventes, son nouveau site sur le <<Net>> le met tout de même à la première place des consultations annuelles.
Être dans le Michelin c'est le rêve de tous les restaurateurs et obtenir une, deux ou trois étoiles, reste pour eux la consécration suprême. Et même si beaucoup s'en défendent, cachée dans un coin de leur toque ou de leur tablier, cette petite étoile est tout de même regardée avec envie, c'est en tout cas tout le bien que je leur souhaite.


On peut voir ici dans l'édition 1900, La Licorne Royale à Lyons la Forêt ( Eure ) qui était déjà à l'honneur pour cette première édition et toujours présente dans le guide après 113 années, avec à sa tête en cuisine l'excellent Christophe Poirier.

Christophe Poirier

Crédit photo Cyril Perrier

mardi 7 mai 2013

Le Club Prosper Montagné, Le Bottin Gourmand et le Magazine Régal présentent,

<<Éclair de Génie>> c'est Christophe Adam. Quelques années à Londres au Gavroche*** , un passage au Crillon et 15 ans chez Fauchon pour remplacer Pierre Hermé, voilà le parcours de ce pâtissier hors du commun. Il avait déjà ouvert deux concepts à Paris : Adam's, 21 rue Danielle Casanova dans le XVIIème et 47 Cour Saint-Emilion à Bercy Village dans le XIIème. Le voici à présent 14 rue Pavée dans le Marais avec une boutique dédiée exclusivement aux "éclairs".
Voyez un peu : café croustillant, caramel/beurre salé, chocolat au lait pétillant, chocolat grand cru, chouchou caramel, citron yuzu, fraisier, crème vanille de Madagascar/pommes caramélisées, passion/framboise, poire Belle Hélène, praliné/amandes, rouge framboise, vanille/noix de Pécan etc... la liste n'est pas exhaustive... créations sans cesse renouvelées au gré du moment et des saisons.
Plus de 1500 éclairs sortent chaque jour de son laboratoire. Fabriquées sur place, Christophe Adam n'utilise que des matières premières dont la qualité est irréprochable, sélectionnée dans ce qui se fait de mieux pour garnir ses pâtisseries. Noisettes françaises pour le praliné maison à l'ancienne, pistache d'Iran pour l'éclair pistache-orange et vanille de Madagascar pour le rose bonbon. La pâte à choux est fine et moelleuse, aucune saturation de sucre au niveau du goût, comme les choux de Popelini, c'est de l'éclair haut de gamme, idéal pour terminer votre repas commencé à la Boucherie David, rue des Ecouffes avec son <<pastrami>> d'enfer !









L'Eclair de Génie
Christophe Adam
14 rue Pavée, 75004 Paris
Tél : +33 (0) 1 42 77 85 11


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