Maison de qualité

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On ne fait du bon qu'avec du très bon ( Prosper Montagné )

samedi 24 décembre 2011

A découvrir par Alain Kritchmar, Les Halles par Robert Doisneau





Un cadeau de dernière minute pour Noël ? alors n'hésitez pas, courrez et achetez le magnifique recueil de photos que vient d'éditer Flammarion sur Robert Doisneau.
De 1933 jusqu'au départ pour Rungis en 1969 il a pris au hasard des rues et des rencontres de superbes clichés de ces "gueules" qui nourrissaient le ventre de Paris. Photos de commerçants, de noctambules, de clochards, de belles de nuit, tout ce mélange qui faisait des Halles le centre de la vie parisienne.
Les nostalgiques retrouveront avec un souvenir ému les fameux bistrots où vers 3 heures du matin on venait se restaurer d'une soupe à l'oignon ou d'une bavette à l'échalote avec ses bonnes grosses et véritables frites au couteau et le petit beaujolpif qui accompagnait ces victuailles.
J'ai connu au tout début des années 60 cette ambiance, j'y ai travaillé, apprécié ces gens que j'ai côtoyé, ces grandes gueules au coeur gros comme ça où quand un "traîne savate" comme on les appelait à l'époque, venait au comptoir, on lui offrait un coup à boire et un jambon-beurre pour qu'il ne crève pas la dalle. C'était ça Les Halles, une bande de potes où tout le monde se tutoyait, s'engueulait mais au final s'aimait et faisait bon ménage.
J'ai croisé à plusieurs reprises Robert Doisneau et ses appareils photos, Michel Simon qui allait voir "les filles", bu un coup avec Antoine Blondin à la Tour de Montlhéry et chez La Vieille où l'on  avait nos habitudes, j'ai croisé aussi pas mal de copains aujourd'hui partis pour le paradis des Forts des Halles, on est plus beaucoup, on se compte sur les doigts de la main,
attention espèce en voie de disparition, à protéger...

 J'y avais beaucoup d'amis, dans cette sorte de village j'étais photographe inoffensif considéré comme un doux maniaque, aussi je ne peux rien comprendre aux conceptions des technocrates imbibés de géométrie.
Les buts vers lesquels ils tendent s'appellent rentabilité, spécialisation, division du travail, efficience.
Tout ceci va diamétralement à l'inverser de ce que je venais chercher dans les nuits des Halles, j'y trouvais l'image même...
Robert Doisneau


DOISNEAU
PARIS LES HALLES, Vladimir Vasak
Flammarion

3 commentaires:

  1. Emouvante évocation des halles et du temps jadis, merci Alain pour cette excellente didée de cadeau Jean-Paul (ex de Rungis)

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  2. belles photos je suis un ancien du quartier je ne savais pas que ce livre était édité merci de l'idée
    Gégé

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  3. En raison d'un problème technique les images ont été occultées, merci de vous rendre au mardi 28 février 2012, afin de les visionner à nouveau
    Alain kritchmar

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